Youkoso

                                                                                         Youkoso
Bienvenue à tous sur ce blog qui sera consacré aux fanfictions, fabuleux moyen de faire fonctionner notre imagination et ce, tout en s'amusant un minimum...


J'ai l'intention de poster ici tous les écrits dont je suis plus ou moins fière ou qui me tiennent à coeur.




Je ne suis certainement pas un maître en matière d'orthographe mais je me débrouille, c'est déjà ça.




http://www.fanfiction.net/u/1250493/Poochie-90


# Posté le lundi 26 mai 2008 14:33

Modifié le lundi 09 juin 2008 08:45

Poésie

Poésie
Quatorzième drabble de ma série: "Question de feeling"


Titre:
Poésie ou Rimbaud Verlaine
Bases:
Tsubasa Chronicle
Disclaimer:
Clamp

On n'entendait que le bruit incessant du pendule accroché au mur de la petite salle d'attente. Le silence était pesant. Et on pouvait sentir une lourde tension émaner des deux hommes présents dans ladite salle. Une tension presque palpable. L'un des deux avait la gorge nouée. Il se retenait à grand peine de laisser s'échapper des larmes de tristesse.

Ils ne comprenaient pas ce qui avait prit à l'un. Ni si l'autre allait s'en sortir. Tout ce qu'ils s'avaient, c'était que ça les avait marqué.

L'ambiance dans un hôpital n'avait pas pour habitude d'être joyeuse. Mais la douleur ici n'était pas tant physique que psychologique. Toujours la gorge nouée par les larmes, il se demandait comment on pouvait pardonner à l'être aimé quand ce dernier nous a fait du mal. Certes, cette balle logée dans la chair n'était pas sans douleur mais en ce qui concernait la personne qui tenait l'arme. Pouvait-on accepter ça ? Même si le tireur était en proie à l'alcool ?

Il leva la tête vers son vis-à-vis. Les mains tremblantes, le visage fermé, les lèvres serrées. Il arriva enfin à ouvrir la bouche après de nombreux efforts pour ne pas montrer ce qu'il ressentait, pour ne pas que sa voix tremble.

- Kurogane...

Le brun leva à son tour les yeux vers Fye. Les iris rouges rencontrèrent les bleues pleines d'incertitude.

- Tu en penses quoi, lui demanda finalement le mage.

Dans un soupir, le ninja sembla chercher une tournure à sa phrase mais se tut en se mordant la lèvre inférieure.

- Il m'a dit l'autre jour en levant les yeux: "Le ciel est beau comme un ange", tenta Fye en serrant les poings.

Kurogane sembla surpris un instant puis soupira de nouveau.

- Il aurait dû faire attention... Ou ne pas lui faire confiance. Un homme ne peut en aimer un autre, conclut le ninja.

Le blond baissa le regard, ses pupilles commençant elles aussi à trembler.

- Tu le penses vraiment, demanda-t-il à son vis-à-vis, sa voix devenant plus dure.

- Cette amour n'était qu'ivresse et comme il le dit lui-même: "l'ivresse est le dérèglement de tous les sens". Il n'avait plus de quoi y réfléchir.

- Plus de quoi réfléchir à quoi, s'emporta le blond qui se leva de sa chaise dans un geste de rage.

- A sa vie, ses actes, tout ce à quoi il faisait attention. Il ne vivait que pour sa poésie avant. Là, il ne pouvait plus réfléchir, il était... Noyé dans son amour, continua Kurogane malgré le regard du mage qui se noyait lui aussi mais dans les larmes.

- Sa vie ? Ses actes ? Parce que toi tu es capable d'y réfléchir peut-être ?

Fye hurlait presque. Sa tristesse alourdie par les mots de son compagnon ayant prit le dessus.

- Je tiens à ma vie comme tout le monde, soupira le brun.

- "Si stupide que soit son existence, l'homme s'y rattache toujours", lança le magicien avant d'aller se rasseoir.

- Tu veux dire par-là que mon existence est stupide et sans intérêt, s'emporta le brun à son tour.

Le mage ne répondit rien. Il resta là, sans bouger, devant la colère naissante de Kurogane. Après quelques lourdes minutes d'un silence trop long, le blond se décida enfin à répondre à son interlocuteur.

- "Je n'aime pas les femmes, l'amour est à réinventer"... C'est une des ses citations. Il me l'a lu hier, avant que son amant ne lui tire dessus.

- Et tu le crois ?

- Oui, puisque je pense la même chose...

Le brun se calma d'un seul coup. Il replongea ses yeux dans ceux toujours pleins de tristesse du blond. En voyant les larmes qui en coulaient abondammant, il prit son vis-à-vis dans ses bras et le serra contre sa poitrine. Il frotta son nez contre les cheveux blonds et ferma les yeux.

- "Le monde a soif d'amour: tu viendras l'apaiser", souffla le ninja.

Fye se détacha de l'étreinte pour pouvoir voir le visage de son compagnon. Il lui sourit timidement pendant que ce dernier attrapa son menton entre son pouce et son index pour venir déposer un baiser sur les lèvres fines.

- Ce que Verlaine a fait à Rimbaud ne nous concerne pas directement. Nous quitterons cette dimension quand nous aurons retrouvé les gamins et nous n'en entendrons plus parler. Ce que Arthur va faire quand il sera rétabli, on s'en fiche, tenta Kurogane pour consoler son amour.

- Mais ?

- Il n'y a pas de mais. Tout ce que tu dois retenir de tout ça, c'est qu'il n'y a pas que le ciel qui est beau comme un ange.

C'est dans la salle d'attente d'un hôpital de Bruxelles en juillet 1873, que deux hommes s'enlacèrent en attendant que leur ami rencontré dans cette dimension ne se réveille enfin.

Owari

# Posté le lundi 26 mai 2008 17:43

Modifié le lundi 26 mai 2008 17:58

On choisit pas sa famille

On choisit pas sa famille
One Piece Yaoi


Titre:
On choisit pas sa famille
Bases:
One Piece
Disclaimer:
Eiichirô Oda

Une homme se tenait assis sur le pont d'un petit bateau au milieu de l'océan. Il regardait sans vraiment y faire attention, le ciel étoilé. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres. La nuit lui semblait encore plus longue que d'habitude. En plus, il ne faisait pas particulièrement chaud et rester en tee-shirt sans bouger donnait encore un peu plus froid.

Une légère brise vint caresser son visage dont l'expression restait sérieuse même lorsqu'il était seul. Il passa une main nonchalante dans ses courts cheveux et resoupira. Il ferma les yeux et respira à pleins poumons cet air marin devenu si familier avec le temps. Se laissant bercer par les mouvements doux et irréguliers du bateau secoué par les vagues, il se concentra pour ne pas s'endormir encore une fois.

La garde du bâtiment lui avait été laissée et il ne devait pas manqué à son devoir. La lune éclairait faiblement le pont et laissa apparaitre une ombre à quelques mètres du premier homme. Cette seconde personne s'approcha lentement de la première, un voile de fumée s'échappant de sa bouche entre-ouverte.

L'homme s'assit près de son compagnon. Installant une couverture sur leurs deux corps. Il ne faisait vraiment pas chaud cette nuit. Il posa sa tête sur l'épaule musclée de son vis-à-vis et soupira à son tour. L'autre l'entoura de ses bras et colla son visage dans les cheveux de son ami. Ils restèrent un moment, comme ça, sans bouger, à regarder les étoiles qui se reflétaient dans l'eau sombre qui les entourait.

D'un mouvement de la tête, le second déposa un baiser sur les lèvres de l'autre. Et se remit à observer la vue devant eux. Il se cala un peu plus contre le corps du premier.

- Je me pose une question sur toi depuis longtemps, tu sais Zoro.

- .....

- Je me demandais... Tu connais mon passé mais... Je ne connais rien du tien.

- Il n'y a rien à savoir.

- Mise à part Kuina, je ne sais rien.

- C'est tout ce que tu as besoin de savoir.

- Pourquoi cela ?

- Mon enfance n'a rien de captivant. Tout le contraire de la tienne.

- Tu avais des parents je suppose...

- Une mère.

- Et ton père ?

- .......

- Un adultère.

- Je crois...

- Tu es un enfant adultèrin alors. Toi !

- Tu pensais que j'avais eu une enfance normale dans une famille normale avec un chien et pleins de petits frères et soeurs ?

- Oui, un truc dans le genre.

- Ben non.

- Et tu dis que tu as eu une enfance banale.

- Je n'ai pas dit banale... J'ai dit qui n'était pas captivante.

- Et tu avais un chien ?

- Non, un chat... Tu vois, c'est captivant !

- Toi, au moins t'avais un de tes parents. Moi je n'en avais pas. Je ne connais d'ailleurs rien d'eux. Je sais juste que je ne suis pas enfant unique.

- Moi non plus. J'ai un frère ainé.

- C'est vrai ?

- Et non, il n'avait pas les cheveux verts !

Sanji se mit à rire. Zoro était bien le seul à le faire rire comme ça. Il s'amusa à imaginer le frère de son amant. Plus ou moins le même physique mais avec les cheveux noirs ou bruns, un truc du genre.

- Il ne me ressemble pas du tout.

Le blond sortit de ses pensées suite aux révélations que son vis-à-vis venait de lui divulguer sans même qu'il ne lui demande.

- Nous n'avons pas le même père. Et je n'ai jamais vu son père d'ailleurs... Lui non plus. Il est comme moi sur ce point-là. Ma mère n'a jamais su garder un homme.

- Et toi ? Tu sauras ?

Le bretteur sembla réfléchir un instant, le regard perdu dans l'eau où les reflets du soleil commençaient à apparaitre. Après un moment, il tourna ses yeux vers Sanji et lui sourit gentiment. Il le serra un peu plus, passant une main réconfortante dans ses cheveux blonds.

- Bien sûr que oui.

- C'est pas parce que...

- C'est pas parce que ma mère est une vraie salope que j'ai l'intention de devenir comme elle. Je ne suis pas une putain, moi !

- Une... Putain...

- Ouais.

- Pas étonnant que tu ne connaisses pas ton père alors.

- .....

- C'était une bonne mère ?

- Pas vraiment. Elle s'occupait plus de ses clients que de ses gosses. Et son fric était réservé aux fringues et maquillage de madame. Heureusement que ma grand-mère s'est occupé de moi quand elle a vu que cette salope ne me nourrissait pas.

Zoro ferma les yeux. Respirant encore une fois l'air qui l'entourait.

- C'est comme ça que je me suis retrouvé dans un dojo à étudier l'escrime. En faite, c'était les études que ma grand-mère avait fait avant moi. Elle voulait que son petit-fils suive ses traces faute de ne pas avoir eu une fille convenable.

- Je comprend. Et ton frère ?

- Toujours avec ma mère. Si il est encore en vie.

- .....

- Elle le préférait à moi. Il lui ressemblait plus physiquement. Si ça tombe, il est devenu un putain comme elle.

- Un putain ? Tu ne manques pas d'imagination...

- Si il était comme notre mère quand j'étais gosse, c'est qu'il l'est toujours aujourd'hui.

- .......

- Je m'énevre pour rien, désolé.

L'escrimeur se leva, voulant retourner dans la cabine des garçons quand il sentit quelque chose l'attraper par le bras. Il se retourna et tomba nez à nez avec le blond. Ce dernier le fixa, les yeux remplis de remords.

- Si j'avais pensé une seule seconde que tu avais eu une famille pareille, je ne t'aurais jamais posé la question. C'est moi qui m'excuse...

Zoro hésita encore une fois. Il finit par secouer la tête puis prit le blondinet dans ses bras pour le coller contre son torse. Lui caressant tendrement les cheveux, il ferma les yeux de bien être. Appréciant chaque instant passé avec le cuistot du Vogue Merry.

Il déposa timidement un baiser sur les lèvres de l'autre qui l'approfondit en passant un bras derrière la tête du bretteur. Lorsqu'ils se séparèrent, le soleil était déjà assez haut dans le ciel et on entendait les cris du capitaine, faisant comprendre à tout l'équipage son envie de manger additionné au fait qu'il n'y avait pas encore de nourriture sur la table de la cuisine. Le coq étant absent aggravant ainsi le drame.

Sanji soupira comme un malheureux avant de sentir les lèvres de son compagnon contre les siennes pour un léger bisou matinal.

Le cuistot se dirigea ensuite d'un pas vif vers la cuisine où l'attendait le morfal et ses sbires. Zoro rit en le voyant râler de loin sur le manque évident de patience d'un certain gosse. Se disant encore une fois qu'il ne regretterais jamais devoir quitté le dojo pour mener sa propre vie et d'avoir suivit un adolescent prétendant devenir le roi des pirates.

Faute d'avoir eu une famille comme les autres, il aura rencontré de drôles de compagnons de voyage qui formaient pour lui une nouvelle famille bien mieux que la précédente. Il avait de quoi en être fier... Pour le moment du moins.

Owari
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# Posté le vendredi 30 mai 2008 12:35

Modifié le samedi 31 mai 2008 08:00

Conciliabule reptilien

Conciliabule reptilien
Orochimaru - Martel


Titre:
Conciliabule reptilien
Bases:
Fullmetal Alchemist - Naruto
Disclaimer:
Hiromu Arakawa - Masashi Kishimoto

Martel ne se sentait pas d'humeur aujourd'hui. Assise au bar du Devil's Nest, elle se remémorait la journée qu'elle venait de passer.

Son patron l'avait encore dragué...

Dolchet l'avait encore contredite à longueur de temps...

Le reste des chimères l'avaient encore obligé à
s'énerver pour quelques conneries sans importance...

Une journée banale dans la vie de la chimère serpent quoi...

Soupirant une nouvelle fois, elle porta son verre à ses lèvres en fixant bêtement le mur en face d'elle. De sombres pensées comprenant le meutre, la torture ainsi que le suicide traversant son esprit. Bref, sa vie commençait doucement à l'ennuier, voir même à la déranger. Devait-elle en venir à commettre un génocide ou plutôt un suicide ? Réfléchissant à cette question devenue existentielle avec le temps, elle n'avait pas remarqué l'arrivée de ce client plutôt bizarre dans le bar mal famé.

Tous les regards se tournèrent vers cet homme étrange. Mise à part le fait qu'il avait une peau aussi blanche qu'un cachet d'aspirine, il avait une drôle de tête assez effrayante et des yeux jaunes dont les pupiles étaient de fines fentes.

La seule raison pour laquelle Martel remarqua sa présence fut que le silence total régnait à présent dans la salle. Elle se retourna pour tenter de comprendre ce changement brusque de comportement de la part de ses collègues chimères et tomba presque nez à nez avec le drôle d'individu. Elle eut un mouvement de recule en apercevant ces deux yeux jaunes qui la fixaient.

L'homme vint s'asseoir sur le siège à côte de celui de la blonde. Elle ne le lacha pas du regard jusqu'à ce qu'il soit installé, continuant de l'observer sans vraiment comprendre pourquoi elle ne pouvait plus le lacher du regard. Il lui fit un sourire que l'on pourrait qualifier de psychopathe tout en levant un sourcil interrogateur.

Ne sachant pas trop quoi dire, elle se contenta de détourner les yeux, reposant ces derniers sur le verre à moitié vide qu'elle tenait toujours dans les mains. Elle sentait bien le regard de cet homme sur elle mais elle tint bon et ne lacha pas sa boisson des yeux, comme pour dissuader l'intrus de l'emmerder.

Un lourd silence s'installa près du bar du Devil's Nest. Malheureusement pour les chimères présentes, le patron n'était pas là pour rétablir l'ordre donc elles prirent la sortie évitant ainsi de se rester dans le même périmètre que ce gars. Il leur semblait pas normal et comme elles étaient entourées constement de fous en ce moment, il valait mieux être prudent et ne pas jouer avec le feu.

Après plusieurs minutes où l'intrus fixait toujours la pauvre blonde, cette dernière ne tint plus et lui posa la question qui lui brûlait les lèvres.

- Quoi ?

Il se contenta de sourire en posant son menton dans le creux de sa main.

Martel avait de la patience, heureusement d'ailleurs. Elle avait l'habitude avec les autres chimères donc elle allait bien réussir à tenir tête à celui-là. Il se décida enfin à ouvrir la bouche pendant qu'elle se préparait mentalement à lui foutre la raclée du siècle.

- Vous avez un monde vraiment très intéressant, souffla-t-il doucement sans pour autant bouger d'un millimètre.

- Hein ?

Les yeux écarquillés, elle essayait de comprendre ce que voulait dire le gus planté devant elle. Elle conclut simplement qu'il devait être fou et qu'il en fallait donc pas trop le contredire.

- C'est bien la première fois que je croise quelqu'un comme vous, continua-t-il en souriant doucement.

- Je vous renvoie le compliment, ironisa la blonde en sifflant le reste de son verre.

Le silence fit de nouveau son apparition dans le bar. Martel était alors seule avec l'inconnu, assise au bar en fixant son verre maintenant vide. Ne tenant plus, elle continua la conversation malgré sa conscience qui lui hurlait de se taire.

- Que voulez-vous dire par-là, se décida-t-elle à demander en fronçant les sourcils.

- Quel genre de créature êtes-vous en fait ?

Martel fit une moue indéchiffrable avant de le toiser de bas en haut alors qu'un tic nerveux soulevait le côté gauche de sa lèvre.

- Et vous osez me demander ça alors que vous avez une tronche à faire fuir un cobra, lança la blonde de façon rageuse.

Sans que Martel ne comprennent pourquoi, il éclata de rire.

- J'aime beaucoup votre comparaison, lacha l'homme une fois son fou-rire terminé.

- Et pourquoi cela, demanda la jeune femme.

Il pencha légèrement la tête sur le côté, semblant réfléchir à la question. Il décida d'en poser une autre au lieu de répondre à la première, ce qui avait le don de mettre la blonde en face de lui en rogne:

- Vous aimez les serpents ?

- Je ne vois pas ce que ça vient faire dans la conversation mais oui, je dois avouer que j'ai un faible pour ces petites bêtes, répondit docilement la chimère. Voyant que l'autre ne réagissait pas plus que ça, elle se servit un deuxième verre, n'en proposant pas à son vis-à-vis qui l'observait sans bouger.

- Orochimaru...

La blonde marqua un temps de pause, se demandant pourquoi diable cet homme passait-il du coq à l'âne toutes les trente secondes.

- Orochimaru ?... Et bien moi c'est Martel.

Il répéta son prénom plusieurs fois, en souriant, toujours le menton au creux de sa main.

- Oui c'est ça... Martel, continua-t-elle plus pour combler le silence qu'autre chose. Et pour répondre à votre première question qui était de quel genre de créature je suis, et bien je suis une chimère, termina ladite chimère en sifflant son seconde verre de la soirée.

- Une chimère, questionna Orochimaru en fronçant le sourcils. Visiblement, il ne savait pas ce que c'était.

- Ben ouais, des humains qui ont été mélangés avec des animaux. Par exemple, moi j'ai été mixée avec un serpent.

- D'où votre amour pour ces petites bêtes, un sourire fleurit de nouveau sur les lèvres de l'homme aux yeux jaunes.

- Exactement !

- Je vois... Et vous êtes immortelle ?

Oh non, encore un taré obsédé par l'immortalité. Martel soupira suite à cette question.

- Pourquoi, vous voulez vous aussi devenir immortel, demanda la jeune femme en posant elle aussi son menton au creux de sa main.

- C'est une idée qui demande à être développée, vous ne pensez pas ?

- Non. J'en ai assez des psychopathes qui ne pensent qu'à tuer et à être plus vieux que les autres, dit-elle.

- Alors vous être mal tombée, Martel...

Elle écarquilla les yeux pour la énième fois de sa vie. La sort devait certainement s'acharner sur elle. Elle en était sûre.

- Enfin, au moins les serpents peuvent changer de peau si la leur ne leur convient pas, eux, conclut-il sans logique en faisant un geste lent de la main.

- Je ne vois pas où vous voulez en venir à part me faire devenir chèvre.

- Ne cherchez pas, ça n'en vaut pas la peine. Sur ce, je vous souhaite le bonsoir, annonca Orochimaru en se levant de son siège, se rendant directement vers la sortie. Curieuse, Martel le suivit jusqu'à la porte. Là, il se retourna pour faire face à la jeune femme.

- J'aime beaucoup les serpents moi aussi, sourit l'homme à la peau pâle avant de poser ses lèvres sur celles de la blonde. Sauf que eux, n'ont pas la peau aussi douce, lança-t-il avant d'éclater de nous de rire.

Il s'éloigna sous la pluie, suivit par le regard de Martel, toujours sous le choc. Avant qu'il ne soit plus dans son champs de vision, elle sortit à l'extérieur pour lui hurler d'un ton énervé:

- Vous n'êtes qu'un serpent, Orochimaru !

Ledit serpent lui répondit en levant le bras paresseusement.

Martel posa ses doigts sur ses lèvres une fois l'autre homme au loin. Cette fois, c'était sûr... Ce baiser... Il ne pouvait être qu'un serpent !


Owari


Désolée, mais je n'ai pas trouvé d'image pour ce couple :p

# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:23

Oreiller

Oreiller
Onzième drabble de ma série: "Question de feeling"


Titre:
Oreiller
Bases:
Tsubasa Chronicle
Disclaimer:
Clamp

Le problème quand on était un ninja trop bien entrainé, c'était qu'on avait du mal, même beaucoup de mal, à ne pas suivre les règles de ces entrainements. Les heures de sommeil étant, bien entendu, comprise dans cet entrainement particulièrement difficile.

Hors, Kurogane ne dormait pas plus de quatre heures par nuit. Question d'entrainement, justement.

Ce qui avait une tendance certaine à l'emmerder. Au palais de Tomoyo, quand on ne dormait pas, rien de plus facile. On se levait, on allait dans la salle d'entrainement et on se lançait dans une série interminable de pompes.

Mais là, dans cette maison louée par la Mokona Team, il n'y avait pas de salle d'entrainement. Même pas de jardin dans lequel se défoulé, un sabre en main. Rien. Nada. Nothing... Juste une nuit longue et ennuyante. Sans rien à faire que de fixer le plafond comme un vieux galeux insomniaque.

Non, Kurogane n'était pas insomniaque. Ni galeux, enfin bref. Il dormait dés l'instant où il rentrait dans son lit. Encore une question d'entrainement.

Le problème, comme je le disais, était qu'il se réveillait toujours à la même heure, au beau milieu de la nuit. C'était ça le problème. Ca aurait pu être si simple. Juste lui en tête à tête avec le plafond. Mais non. Il fallait qu'en plus, on le foute toujours dans la même chambre que l'autre magicien blond et anorexique. Quoi que vu tout ce qu'il bouffait...

Le regard de Kurogane avait parfois l'envie incroyable de se tourner vers la chose enroulée dans ses couvertures juste à côté. Sans le conscentement du brun, bien entendu.

Une nuit, le ninja faisait comme d'habitude. Il ouvrit les yeux à une heure bien précise, fixa le plafond un temps avant de finalement laisser vagabonder ce dernier sur le corps de son voisin.

Voisin qui se retourna à ce moment-là.

Voisin qui fixa à son tour le Kuro.

Voisin qui sourit bêtement en voyant ledit Kuro rougir.

Voisin qui passa de son lit à celui de ce cher Kurogane.

Voisin qui... Se colla au Kurogane.

Le brun tenta de reculer en lançant quantités d'insultes plus jolies les unes que les autres en essayant tant bien que mal de repousser l'intrus. Ce qu'il n'arriva pas à faire.

Kurogane était un ninja. Un ninja bien entrainé. Un ninja qui ne dormait que quatre heures par nuit. Mais il restait un homme. Et les hommes résistaient rarement quand l'objet de leurs fantasmes se collait à eux en les embrassant.

Le lendemain, pour une fois dans sa vie, Kurogane eut une panne d'oreiller.

Ben oui, l'entrainement nocturne, ça fatigue !


Owari

# Posté le lundi 09 juin 2008 08:39